Meilleur moyen que j'ai trouvé jusqu'à maintenant
pour m'exprimer, la photo est omniprésente. Toujours un appareil dans
la poche. Scènes de rues, visages, tranches de vie... Tout ce qui m'entoure
me fascine.
Autodidacte (avec tout ce que cela implique d'avantages et d'inconvénients) je tiens à le rester. Refus épidermique de la technique, du pourquoi donc comment ça...
Instinctif.
Dans l'instant.
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GALERIES
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IMAGE EN PASSANT
Autoportrait au Polaroid SX-70
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Commentaires
Bonjour,
Ton "refus épidermique de la technique" m'interroge !
Je sais bien que les appareils modernes, voire anciens mais dotés d'un certain automatisme, font ce qu'il faut pour arriver à une image exploitable. Les concepteurs de ces appareils l'ont fait en amont pour les utilisateurs hermétiques.
Cependant, une certaine maitrise de la technique photographique permet d'aller au-delà et de pouvoir s'exprimer pleinement.
Les contraintes techniques étant alors repoussées, reste à s'occuper des autres ; celles de l'esprit qui va guider le doigt déclencheur.
M.G.
guigueJe suis content que cela t'interroge.
Pourquoi cette phrase ? Tout simplement pour dire que je privilégie le regard, l'instinct, et au delà de ça l'émotion. Quand je regarde une photo je ne la jugerai jamais techniquement mais toujours émotionnellement.
Bien sûr, et je partage ton avis, la photo est un ensemble de techniques reposant sur des bases précises formant un ensemble qu'il faut connaitre et maitriser, pour pouvoir mieux l'oublier et pour, dans ma conception, passer outre et devenir un instinctif.
La technique est un bagage que tout voyageur prend pour partir avec lui mais qu'il laisse dans sa chambre pour aller se promener et aller à la rencontre de l'autre.
J'avais écrit ce texte il y plus de 5 ans; je me suis mis à la prise de vue numérique il y a... 3 ans. Comme quoi, cela n'avait déjà rien à voir avec la prétendue facilité apportée par le numérique !
Stéphane Chalayeje suis d'accord avec Stéphane, une photo peut être riche et compliqués techniquement et ne rien dégagés en émotion, et une photo très simple techniquement peut dégagés énormément , tant en émotion ou en expression, je pense que l'appareil est le reflet de l'âme du photographe. Le photographe observe voit des choses, ressent des choses, et c'est a ce moment là que le travail du photographe est mis en valeur " le moment où il va déclenches, le moment où il va enrichir une image.
fouadPour moi la technique est importante, au début, mais en suite on se rends compte que les grands photographe n'utilise pas la technique, mais plutôt l'instant comme support.
Je me permets de participer a cette discussion simplement pour dire qu'il faut connaître parfaitement la technique , pour que cela devienne un reflex et oublier cette dernière pour faire de belles images !
jean Morenomais ce n'est qu'un avis bien sûr
Nous sommes donc tous d'accord sur ce point que vous avez très bien résumé.
StéphaneMaîtrisons la technique pour mieux l'oublier et laisser parler nos émotions !
Je pense qu’il y a confusion, en effet, c’est trop simple de dire que l’on ne juge pas une image techniquement ! J’avoue ne pas très bien comprendre, oui, je m’arrête aussi devant des images si émotionnellement elles m’interpellent ! Ensuite après le ressenti, je la regarde et m’interroge sur le côté technique de l’image, le traitement( la gamme de gris ) la composition, la douceur si c’est un paysage l’attitude du modèle si c’est un portrait de femme ou d’enfants, le contraste si c’est une image de sport ( courses de voitures ) etc…
jean MorenoJe pense que le raccourci est facile, et je crois que le Club de passionnés doit justement amener les amateurs de belles images à respecter des règles établies par les professeurs, pour, ensuite pourquoi pas les enfreindre et trouver d’autres voies .
Mais c’est un avis que l’on ne partage pas forcément
Jean
je me permets encore de participer a cette discution qui faits débat. ( mais très interressante!!)
fouad adnanije prends pour exemple une photo que j'ai prise en bretagne.Je passe les details
en passant dans une rue je croise un sculteur, a premiere vus rien d' interressant, mais quelque chose m'interpelle, je m arrete et sort mon appareil et déclenche l'instant le moment que j'ai vus sans trop faire attention au cadrage, la 1er, ensuite j'ai sympatisé avec le sculteur et pris 2 pellicules de photo en faisant attention au cadrage et regles de tiers etc...
je montre la planche contact a un copain photographe parceque j'ai un doute, et il me dit et confirme ce que je pensais la 1er est la plus interressante y a un truc sur l'image y a un truc qui passe!!!
je l'ai tirer en sur papier barythé, en apportant quelque correction, retouche et elle a faits un prix.
Une revolution a ce moment là pour moi, depuis ce jours; pour moi l'emotion et l'instant, la lumiere (être là le bon moment; passe avant le cadrage, et les regles photographique, a condition toute fois de bien travailler sa photo sous les supports approprié.
Un photographe ou arsiste, c'est une personne sensible qui partage une émotion, un ressentis, un instant qui nous transporte ailleurs . Peut importe le support, la technique ; du moment que je suis ailleurs...
L'oeil photographique passe plus par l'emotion et le ressentis. A mes yeux.
Un peu comme en cuisine.
Les ingrédients sont là et, face à eux, le cuisinier les travaille à sa façon.
Le "Chef", professeur, trouve à redire sur la façon de faire de celui qu'il considère comme "l'élève". Attentif, il attend le résultat !
Face à une photographie, le spectateur apprécie, comme le dégustateur du plat cuisiné.
Les règles établies (habitudes confortables et réconfortantes) en matière de photographie ne sont que des convenances agréables qui ne demandent qu'à être transgressées pour aller vers une autre dimension, une perception différente pour laquelle l'artiste montre un autre chemin que les habituelles compositions d'occupation de l'espace en deux dimensions ; une découverte parfois troublante.
L'étape de restitution de la chose vue est passée !
La photographie a pris le relai des peintres vers le milieu du 19° siècle (portraits et autre), peintres qui en fin de ce siècle ont évolué vers l'impressionnisme et plus tard vers l'abstrait, etc ...
Manet disait : "Je peins ce que je vois, et non ce qu'il plaît aux autres de voir", ce qui résume cette revendication de l'artiste à donner sa vision personnelle, celle de sa propre subjectivité.
Ici, en photographie, le photographe-artiste photographie ce qu'il voit et ressent sans se soucier de ce que les autres attendent d'une image finale. Image finale qui se devrait d'être bien nette de partout ; il transmet (ou du moins tente de le faire) un ressenti de son moment et fait fi des considérations techniques photographiques conventionnelles.
Et là, les Professeurs qui nous ont appris à respecter certaines "règles établies" peuvent aller se rhabiller.
Pour preuve, pas plus tard que ce vendredi soir 22 octobre 2010 lors des remises des prix aux artistes peintres exposant au 61° Salon des Artistes Viennois (peinture principalement), quelle surprise de ma part !
J'ai discuté avec deux des "médaillés", surpris eux-mêmes d'avoir été primés ; pour l'un une technique éprouvée avec émotion inexistante de ma part et pour l'autre (Prix LETY 2010) ni l'un ni l'autre !
À se demander ce qu'ont dans leur tête les membres du jury ! ! !
Reste à savoir ce que j'attendais en tant que dégustateur d'art viennois.
En fait, RIEN !
Une interpellation, peut-être, au passage ?
Entre serrages de mains, glou-glou-miam-miam et autres saluts aimables, c'était un bon moment à passer et j'y retournerai, tranquillement, pour découvrir peut-être des choses qui vont m'interpeller.
Même combat en photographie où on assiste à des incompréhensions d'ordre technique sans trouver l'intention de l'auteur !
Peut-être que la photographie n'est pas le bon médium pour exprimer ses ressentis et que le pinceau a plus de chance.
J'en ai encore plein à dire sur ce sujet, mais laisse la place à d'autres ...
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Michel GuigueExposition à voir actuellement à la salle des fêtes de Vienne, comme je l'avais annoncé au club.
Discussion passionnante et qui démontre toute la richesse de ce que peut apporter un Photo Club en terme de partage. Partage de cultures, de techniques et de points de vues.
Stéphane ChalayeJe sais Michel que tu aimes à utiliser la cuisine pour paraphraser tes ponts de vue, de mon côté je vais utiliser la musique pour étayer un peu mieux mon propos. Je prendrai même un exemple on ne peut plus concret : Sade. Chanteuse mondialement reconnue, à la voix suave et hors norme, interprétant magistralement des chansons qui ont fait le tour du monde.
Je ne remets pas en cause son talent ni celui des compositeurs, mais dès que je l'entends, je zappe. Parce que sa musique ne me parle pas, ne me procure aucune émotion; bref elle m'ennuie.
Pour moi la photo c'est pareil. C'est avant tout un moyen d'expression, en aucune manière une façon d'étaler son savoir faire si parfait qu'il soit.
Je saurai reconnaître la qualité intrinsèque d'une image, de sa prise de vue à son tirage, mais ce n'est pas pour ça que je vais l'aimer.
Il me semble que je ne fais que dire autrement ce que vous avez déjà exprimé plus haut. Il y a cependant un point avec lequel je ne suis pas d'accord avec toi Michel.
En quoi ''une image finale se devrait d'être bien nette de partout'' ?
Sortons un peu de ce formatage académique convenu que l'on trouve encore dans les Photos Clubs et encore bien trop présent dans tous les concours de la Fédé !